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Un Long Voyage Ă Dos de Cheval
Delorik était, à ce qu’il disait, un défenseur des anciens rois. Pour être plus précis, il était un Dryöil. Les Dryöils étaient les cavaliers qui défendaient l’ancien royaume contre les attaques barbares venues du Nord et du Sud. Étant des cavaliers hors pair, les Dryöils étaient craints de tous leurs ennemis. Ceux-ci les décrivaient comme des démons assoiffés de batailles sanglantes qui se nourrissaient du sang de leurs victimes. Pendant de très longues années, les Dryöils servirent le royaume avec leur entière dévotion et volonté. Ils obéissaient aux rois et aux reines sans montrer un seul signe de faiblesse. Pour améliorer leur image et leur politique, les Dryöils avaient instauré de nombreuses lois parmi leur communauté. Ces lois les dirigeaient autant dans leur vie de tout les jours que durant leurs interminables campagnes contre les nombreux ennemis du royaume. En ces temps, faire parti des Dryöils était un privilège au-delà de toutes limites. Delorik disait que c’était même mieux vu de la part de la population d’être un de ces cavaliers défenseurs du royaume que d’être un noble ou un riche seigneur. Mais un jour, quand le royaume était à son apogée, quand le commerce ressentait un essor fantastique, une guerre éclata. Contrairement aux autres qui avaient eu lieu aux frontières, celle-ci se déroulait en plein milieu du royaume. Pour cette raison, elle frappa très fort. Les Dryöils ne pouvaient intervenir car différents traîtres riches et puissants menaient la lance et l’épée contre ces cavaliers. Delorik disait que la jalousie du pouvoir était sûrement en cause là dedans. Durant cette guerre, l’économie tomba ainsi que la puissance. Les barbares profitèrent de ce moment de faiblesse pour frapper plus fort qu’ils ne l’aient jamais fait. De ce fait, avec une guerre en plein milieu du royaume et aux frontières, la défaite était assurée. Cette guerre infernale durait depuis quatre ans. Le seul moyen que voyait encore le royaume pour ne pas se faire anéantir était de faire un marché avec les pirates de l’Est. C’est bandits des mers possédaient d’énormes ressources qui pouvait ravitailler une partie du royaume. Les pirates acceptèrent avec, bien entendu, un retour de marché de la part du royaume. Maintenant, avec les pirates de son côté, le royaume pouvait rivaliser contre les ennemis. La guerre civile au centre fût arrêtée, non sans d’importantes pertes et celle aux frontières commençait à voir sa fin. Durant la dernière bataille nommée la Bataille de la Victoire, les barbares furent repoussés par les Dlurnats, avec bien sûr l’aide des Dryöils, qui continuèrent l’attaque jusque dans les montagnes loin dans le Nord afin d’éliminer toute représailles possibles. Après cette double guerre, le royaume avait prit une grande décision. Il devait prendre fin et se séparer. La guerre civile qui avait eu lieu avait démontré que les Soleciens et les Cadériens ne pouvaient pas cohabiter dans le même milieu. Surtout que plusieurs parties des autres races avaient prit part pour un camp ou l’autre. Ces deux camps avaient signé un traité qui disait que deux royaumes allaient être formés et qu’une alliance naîtra par le même effet. Alors, avec les Dlurnats qui étaient resté dans les montagnes nordiques, le royaume séparé en deux, les Dryöils n’avaient plus de raisons d’être. Peu à peu, la communauté qui avait défendu le rêve d’un royaume qui allait devenir un empire fût dissoute et maintenant, dans les écoles, les enfants n’entendaient plus qu’un murmure de cette histoire. Chaque jour, Frederik et Delorik parcouraient plusieurs kilomètres, toujours dans les montagnes de Gat. Frederik en avait assez de voir le même paysage. Surtout que, c’est temps-ci, il pleuvait fort et souvent. Quand ils avaient de la chance, Delorik, Frederik et Yudam (c’était le nom du cheval) trouvaient un troue dans les parois rocheuses pour s’y abriter. La nourriture devenait de plus en plus rare. Mais par contre, la chasse devenait plus fructueuse de jour en jour. Delorik disait que c’était un signe qu’ils se rapprochaient des plaines. Leur repas était constitué principalement de viande de lapin ou de faforun (un étrange petit animal à tête blanche et au corps brun ressemblant à une belette, mais qui comporte six pattes au lieu de quatre). Parfois ils trouvaient quelques petits arbustes qui abritaient de petits fruits, mais ils étaient réservés pour Yudam car il ne mangeait pas de viande. Pour ce qui était de boire, l’eau des sources qu’ils trouvaient en abondance était suffisante. Durant un de ces repas, autour d’un petit feu qui voyait sa fin arriver, Frederik posa une question à Delorik à propos de ce qu’ils faisaient : - Puis-je savoir où nous allons exactement ? demanda-t-il la bouche pleine de nourriture. - Et bien j’ai été chargé de te retrouver, mais celui qui m’a demandé de le faire ne m’a pas précisé où je devais me rendre. Il m’a seulement dit de sortir de ces montagnes par la sortie du sud et de toujours continuer par la même direction. Il prévoit sûrement nous faire rencontrer quelqu’un qui nous retrouvera et qui nous indiquera le reste de la route à prendre. - Et qui t’a chargé de me retrouver ? - Pour être franc, je ne le sais pas vraiment. Il faisait noir lorsqu’il ou elle me l’a demandé. - Et tu as accepté sans rien dire. - Bien sûr que non ! s’exclama-t-il. Je lui ais demandé pourquoi, mais il, je crois plus que c’était un homme, m’a dit que j’avais quelque chose à y gagner moi aussi. Alors j’ai accepté. - Alors tout cela signifie que quelqu’un est au courant de ma présence. - Ouais. Et je crois que ce « quelqu’un » n’est pas n’importe qui. - Que voulez-vous dire ? - En ce monde, de nombreuses personnes très puissantes demandent souvent les services de plusieurs voyageurs. - Quels services leur demandent-ils ? - La plupart du temps ils les font devenir esclave. Frederik avala sa bouché de travers. - Mais je crois que ce n’est pas le sort qui t’attend, dit Delorik qui avait comprit le malaise du jeune garçon. Frederik reprit sont souffle et dit un peu étouffé : - Et bien j’espère. Une autre question venait de faire son apparition. Comment n’y ais-je pas pensé avant? - Est-ce que, en venant me retrouver, vous avez vu un chien ? - Un chien!?! Ici! C’est plutôt rare tu sais. Frederik n’aimait pas cette réponse. Delorik reprit : - De toute façon, si tu veux un chien, ce n’est pas le bon moment. Il nous demanderait beaucoup plus de nourriture que nous n’en avons déjà . Il irait courir partout et nous pourrions le perdre. - Je ne veux pas avoir de chien. C’est juste, qu’en me réveillant dans l’allé de dalles, le seule souvenir que j’avais était qu’il y avait mon chien avec moi. Delorik réfléchit. Trouver un chien dans des montagnes était très particulier. Il s’en souviendrait s’il en avait vu un. - À quoi ressemblait-il? dit-il en étant persuadé qu’aucun chien n’avait croisé son chemin. - C’est un Berger Allemand. - Un quoi!?! - Un Berger Allemand, vous ne connaissez pas? - Jamais entendu parler. - Il a les oreilles droites qui pointent vers le haut. Les principales couleurs sont : noir sur le dos et brun sur tout le reste du corps. Delorik fit non de la tête. Frederik était amèrement déçu. Il venait peut-être de perdre sont ami. Ce monde semblait très vaste. Il ne le reverrait peut-être jamais. Les jours se succédèrent aux nuits et vice versa. Frederik arrêta de les compter après vingt. Maintenant qu’ils étaient sortis des montagnes de Gat, l’environnement qui s’offrait à eux était splendide. Frederik en était émerveillé. Une plaine d’un vert plus que réel couvrait sa vue. Le ciel bleu ne faisait qu’amélioré la beauté de la chose. Un vent frais de la campagne lui caressait la peau. Jamais il n’avait vécu de plus beau moment depuis qu’il était arrivé en cette terre qu’était Maluva. Depuis le début de cette entrée dans la plaine, Delorik se permettait d’accélérer l’allure. Frederik dénota même un certain amusement à aller plus vite. Il suffisait de quelques mots pour ordonner à Yudam de courir comme si sa vie en dépendait. Et il était vraiment rapide en plus. Il fallait bien se cramponner pour ne pas tomber. Parfois même, quand ils faisaient des poses, Delorik apprenait à Frederik comment monter Yudam. Le plus dur était que Yudam n’avait pas de selle pour être confortable ou pour monter sans problème. Au début, Delorik aidait Frederik à monter, mais après trois jours, Frederik devait le faire lui-même. Quand cela était fait, il fallait qu’il tienne en équilibre sur Yudam sans se faire désarçonner. Mais le cheval était doux. Il n’était pas trop dur pour le cavalier en herbe. Au début il trottait et ensuite il accélérait le pas quand il sentait que Frederik était plus à l’aise. C’était comme s’il savait ce que Frederik ressentait ou pensait. Parfois, celui-ci tombait du cheval. Quelques fois cela faisait mal et d’autres fois, pas du tout. Delorik lui avait appris à se relever quand il tombait. Frederik commença à trouver cela très intéressant. La vitesse lui plaisait bien. Il ne pouvait s’empêcher de crier de joie quand Yudam acceptait de courir. Quelques fois des mouches lui rentraient à l’intérieur de la bouche et il se mettait à crachoter pendant que la monture filait à toute allure. Aux files des entraînements, bien entendu, Frederik s’améliorait grandement. Il montait sans problème Yudam est tombait très rarement. Dans cette plaine qui semblait interminable, la nourriture était beaucoup plus fréquente que dans les montagnes de Gat et bien meilleur aussi. Des troupeaux d’ichirhis* couraient partout sans craindre d’éventuels prédateurs. Leur viande était très tendre, surtout quand le cuisinier qui préparait le repas (dans ce cas-ci, je dirais Delorik) était qualifier. Le seul problème venait quand il était temps de se laver. L’eau était rare, mais non impossible à trouver. Quelques fois ils croisaient un petit ruisseau dans lequel ils pouvaient au moins se laver les bras, les jambes et leurs vêtements. Ils pouvaient aussi remplir les trois gourdes que Delorik possédait. Il en donna une à Frederik qui était heureux de posséder quelque chose d’autre que ses vêtements ici. C’est durant ces moments que Frederik souhaitait que cela ne s’arrête jamais. Il apprenait à connaître Delorik beaucoup mieux. Il était habitué à son nom et n’y trouvait plus rien de drôle. Il découvrait aussi qu’il avait une patience à tout épreuve durant les entraînements d’équitation. Il avait aussi une grande connaissance de la nature. Il disait qu’il avait dû vivre à l’extérieur de la civilisation pendant un certain temps, mais il refusait de dire pourquoi. Delorik devenait en fait une sorte de figure paternelle pour Frederik. Celui-ci ayant perdu sa famille et son chien, il devait s’accrocher à la première personne qui lui était sympathique. Et cet ainsi, qu’après trente jours, Frederik, Delorik et Yudam virent, la nuit, dans cette plaine infinie, une étendue d’eau sur un terrain plat. Un arbre gigantesque surplombait l’eau. Et autour de cette étendue d’eau se trouvait exactement huit personnes, tous assises, comme si elles attendaient quelqu’un ou quelque chose. * Ichirhi : Étrange animal ressemblant à une antilope, mais qui est beaucoup plus petit et qui ne possède pas de corne. P.S.: Si tu veux tite-lette je pourrais continuer à te les envoyer par MSN ![]() Edité par Hendos le 06/08/2006 à 16:03 |
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C'est super!!! Euh si çà ne te dérange pas hendos tu pourrais aussi me les envoyer par msn car j'adore et j'aimerai savoir la suite. Merci d'avance.
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Pas de problèmes.
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Merci de m'avoir ajoutée à tes contacts pour m'envoye la suite. C'est vraiment bien cette histoire. Le seul truc c'est parfois j'ai du mal à suivre avec tous les personages mais c'est pas grave. Au fait : 10/10! Super imagination!
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C'est normal au début mais au chapitre 11 il sont tous réunis alors c'est plus simple.
Le Premiers Voyages de Trois Héros Pendant quelques jours, Aidil et Vinaro continuèrent seules à partir d’Ecalo. Il avait accosté au port de la capitale cadérienne la nuit. Là , Aidil comprit ce que voulait dire Vinaro part « emprunter » des montures pour aller plus vite. Aidé de quelques membres de leur équipage, ils allèrent dans une écurie pour y voler deux chevaux de bonne allure. Leur présence n’avait pas passé inaperçu. Sortant d’une auberge, cinq hommes costauds les virent, mais Vinaro et Aidil s’en chargèrent. Ils les semèrent et les assommèrent un après l’autre (Aidil refusait de tuer ou de voir Vinaro tuer pour le moment. Il n’était pas prêt pour ce genre de chose). La rapidité des deux pirates avait surpris ces hommes. Vinaro en avait pris trois, tandis qu’Aidil en avait eu deux. Le combat n’avait duré que quelques secondes, mais les deux pirates s’étaient quand même enivrés de cette bagarre presque mortel (ils n’avaient pas prévu que les hommes étaient armés eux aussi). Ils avaient caché les corps dans l’écurie, en dessous de tas de foin. Vinaro et Aidil se racontaient en riant différentes situations dans lesquelles les hommes se réveilleraient sans leur bourse (les deux pirates ne purent résister à la tentation de voler). Ils s’en allèrent de la ville lentement sur leur monture (Aidil, n’ayant jamais fait de l’équitation de sa vie, était tombé trois fois de sa monture, mais y était remonté aussitôt). Ils voyagèrent longtemps au dos de leur monture. Ils s’ennuyèrent de leur bateau. Ils s’ennuyèrent aussi des hamacs et des repas où tout l’équipage chantait des chansons de la mer. Par chance, avant de partir du Zifos, ils avaient fait le plein de provisions pour ne pas en manquer durant le voyage. Surtout qu’Aidil et le Requin n’étaient pas de bon chasseur. Le seul qui avait une certaine connaissance de la nourriture était Aidil et il s’agissait de produits venant de la mer. La nuit, ils dormaient à la belle étoile, dans le froid. Chacun maudissaient l’autre de ne pas avoir amener avec lui de couvertures. Mais, dès le lendemain matin, les deux partaient à cheval jusqu’à l’endroit désigné en riant ensemble. Aidil posa quelques questions concernant cet endroit, du genre : quel était le nom. Vinaro disait que cela se nommait l’Étang des Regrets ou quelque du genre. Il n’y avait jamais été avant. Un soir, alors qu’ils s’apprêtaient à aller se coucher, une créature étrange s’était montrée. Elle était apparue des ténèbres qui les entouraient. Les chevaux avaient pris peur et s’étaient enfuis dans la nuit, laissant les deux pirates seuls contre leur adversaire. Les deux hommes avaient cru pendant quelques instants qu’ils allaient perdre la vie à cet endroit de la plaine. Mais Aidil eu la bonne idée et la rapidité de prendre un morceaux de bois dans le feu afin de l’agité devant la créature. Celle-ci ne semblait pas effrayée. Elle ne bougeait pas du tout. Avec la lumière du feu, le Requin et le jeune pirate réussirent à distinguer une forme d’une transparence étonnante, comme un fantôme. Vinaro qui n’était plus paralysé par la peur dégaina sa rapière et l’agita habilement à la figure de la créature. Celle-ci ne bougea pas plus. Aidil fit de même que Vinaro et bientôt, les deux hommes agitèrent leur arme devant une chose indistincte. Et soudain, sans prévenir, la créature disparue en s’évaporant dans l’air. Les deux pirates crurent d’abord à une hallucination, mais dirent ensuite que la créature avait bien été là puisque les chevaux s’étaient enfuis. À la suite de cette confrontation étrange, chacun des deux se ventait d’avoir fait déguerpir la chose. Aidil disait que c’était grâce à son initiative de prendre la torche que la créature s’était paralysée de peur et Vinaro disait que c’était son instinct de pirate qui avait servi à prendre sa rapière pour se défendre. Bref, cet ainsi qu’un soir, il faillirent manquer leur place de rendez-vous. Ils marchaient en se demandant à quoi ressemblait bien cet Étang des Regrets quand deux voix les appelèrent. Il s’agissait de deux filles qui étaient assises autour d’un étang. Les deux pirates les rejoignirent. Lizandre et Delosia marchaient et marchaient depuis dix jours dans une vaste plaine sans savoir où aller (enfin, Delosia ne le savait pas du tout, mais Lizandre avait un doute). La vieille dame était toujours en train de jeté un coup d’œil sur le petit bout de papier que l’homme étrange lui avait donné, comme s’il pouvait indiquer quelque chose. Un soir, pendant que Lizandre dormait à point fermé, Delosia avait rampé sur le sol et avait pris le bout de papier pour y voir quelque chose. Mais encore une fois, il n’y avait rien. La plaine était vide et vaste. Seuls quelques troupeaux d’Ichirhis traversaient leur vu. Un jour, elles perçurent deux cavaliers au loin qui allait à toute allure. Les deux n’étaient pas des habitués, cela se voyait très bien. Chaque soir, Lizandre, grâce à sa magie, réussissait à faire un feu de taille modeste. De la terre, elle faisait pousser de petits bosquets remplis de fruits rouges. Cela faisait des repas peu varier, mais c’était mieux que rien. Lizandre approfondissait chaque jour les connaissances de Delosia par rapport à la magie. Elle apprenait d’abord comment elle était apparue : - C’était Tracyyk, le créateur de cette terre, qui donna aux plus sages de chaque race le don d’interaction avec un monde parallèle au notre, raconta Lizandre qui était assise près du feu. Un monde que personne n’a jamais vu jusqu’à maintenant. - Et pourquoi était-ce seulement les plus sages qui avaient le droit d’avoir ce don? - Parce que ce ne sont pas tous les mortels qui ont la sagesse nécessaire pour bien l’utiliser. - Que veux-tu dire? - Et bien plusieurs personnes dans ce monde sont, de nature, méchante et néfaste pour les autres. Des personnes qui souhaitent seulement tourner le monde en leur faveur et qui son prêtes à faire n’importe quoi pour y arriver. Si un don tel que celui-ci venait à leur être donné, ils pourraient causer d’énormes problèmes au monde entier. Delosia reconnut que Lizandre avait raison. Elle avait souvent raison en fait. - Et quand est-ce qu’on sait que nous avons ce don? - Et bien je crois que certaines personnes peuvent le découvrir à un très jeune âge comme d’autres peuvent le découvrir juste avant leur mort. - Cela ne doit pas être amusant. Et tu l’as su quand toi? demanda Delosia qui était avide d’en savoir plus. - Je l’ais su quand j’ai fêté mes quatre ans. Je voulais avoir une autre pointe de gâteau mais mon père disait que j’en avais trop mangé déjà . Alors, sans le savoir, j’ais commencé à faire brûler toute la maison. Delosia et Lizandre fût prise d’un rire fou. Par la suite, Lizandre compta que le feu avait été vite maîtrisé et qu’elle était la seule qui s’était aperçue qu’elle avait ce don. Finalement, au fur et à mesure qu’elle grandissait, elle apprit seule comment l’employer convenablement. C’était fantastique. Elle pouvait presque faire tout ce qu’elle désirait. Elle compta même qu’un beau jour, elle avait décidé de s’en voler loin de son village afin de voir le reste du monde. Rendu très haut dans les airs, elle perdit le sens de l’orientation et décida de revenir au sol. Elle se rendit alors compte qu’elle se trouvait dans une chaîne de montagnes et qu’elle était au beau milieu d’un cimetière. Elle rencontra un homme assez effrayant et sévère. Mais cet homme ordonna tout de même à un de ses serviteurs de la reconduire chez elle. Comme quoi, même les personnes les plus mauvaises peuvent avoir un bon cœur ou du moins, un bon sens moral. Elles continuèrent leur marche vers cet endroit qui était gardé secret pour Delosia. Elle en voulait un peu à Lizandre de ne pas lui divulguer une information quelconque malgré les ordres de l’homme. Mais en même temps, cela gardait l’effet de surprise. Elle se souvenait encore des paroles du mystérieux personnage : « Mon maître voit en cette jeune fille quelque chose de grand. » Qu’avait-elle de si grand? Et qui était ce « maître »? C’est par une magnifique nuit ou journée (je crois que c’était beaucoup plus entre les deux) que Delosia et la magicienne arrivèrent à l’Étang des Secrets; l’endroit où la jeune fille voulait tant arriver sans le savoir depuis le début du voyage. Autour de l’Étang se trouvaient déjà quatre personnes. Enni et Olet voyageait de bon train sur le cheval nommé Mérö. Depuis qu’ils avaient traversé la grande rivière Tribal, ils ne pouvaient s’empêcher d’admirer toujours le même paysage. C’était une plaine gigantesque. L’herbe y poussait bien et les troupeaux d’ichirhis abondaient. Aucune main civilisée ne semblait avoir touché cet environnement paisible. Chaque soir, Olet chassait un ou deux ichirhis et les faisait cuire pendant que Mérö mangeait de l’herbe qu’il semblait raffolé par-dessus tout. Ils avaient prit suffisamment d’eau avant le voyage pour boire assez souvent sans abuser. Enni s’était attendue à passer par quelques villages typiquement cadériens, mais il n’en était rien. C’est mieux ainsi, disait Olet. Passer par des villages nous forcerait à prendre notre temps et cela pourrait nous faire arriver en retard à notre rendez-vous à l’Étang des Secrets. Mais peu importe ce que disait Olet, il semblait qu’ils soient les derniers à arriver au rendez-vous puisque tout le monde était là quand ils arrivèrent. |
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Wow je me suis bien emellée les pinceaux!^^ j'ai un peu de mal a suivre avec tout les personnages! c'ets le combientieme chapitre ? je suis rpéssée de lire la suite!!!
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moi aussi le best-sellers est a ta porté!!!!
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Voici le derneir chapitre que je met ici. Bien entendu, vous allez remarquer qu'il est plus long et plus chargé que les autres, mais il s'agit du chapitre ou une bonne partie de l'histoire est révélée. Mais bien sûr, ceux que j'ais un lien MSN auront le reste de l'histoire
![]() Alors bonne lecture. La Nuit des Explications Puisque cette nuit avait été bien longue et que les questions abondaient de partout, je ne ferais qu’égratigner la partie la plus importante car il ne faudrait pas que vous vous endormiez durant votre lecture. Vous verrez, cette était déjà bien assez étendue comme cela. L’ambiance autour de l’Étang des Secrets était palpable depuis qu’Enni et Olet étaient arrivés en dernier. Chacun se regardait se demandant tous se que les autres avaient à faire là . Francis s’était réveillé de son sommeil. Il avait prit peur en voyant toutes ces personnes réunit. Mais un homme qui restait inconnu lui dit que tout allait bien et qu’il était en sûreté ici. Francis posa une question que les autres ne purent entendre et l’homme lui répondit que la réponse allait venir se soir. Pour ce qui était d’Enni, d’Olet, d’Aidil, de Vinaro, de Delosia et de Lizandre, il restaient tous de leur côté, sans rien dire, attendant un événement qui était supposé se produire même s’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. Parfois l’un chuchotait à l’oreille de l’autre un commentaire ou une critique. De l’autre côté de l’Étang des Secrets se trouvait Francis, Frederik, Delorik, Isabelle, Luzial et l’étranger. Chacun d’eux se trouvait autour de Francis qui venait de se réveiller. Les trois adolescents étaient heureux de voir qu’il n’était pas les seuls dans cette situation. Chacun se rappelait avoir déjà vu l’un et l’autre auparavant. Il n’aurait jamais cru se revoir dans ce monde plus qu’étrange. Contrairement aux autres qui y vivaient déjà depuis leur naissance, ils avaient une vive discussion à propos de comment ils s’étaient retrouvés ici. En entendant l’histoire de Francis, Frederik et Isabelle se sentaient très chanceux de ne pas avoir vécu cela. Ils compatissaient avec lui la peur qu’il avait endurée durant tout ce temps. Bien entendu, tout le reste du groupe, même ceux qui étaient de l’autre côté, ne pouvait faire autrement. Décidément, c’est lui qui avait eu le moins de chance. Frederik essaya de lui remonter le moral en lui disant que c’était lui qui était le mieux habillé avec son armure de cuir complètement noir, mais Francis dit que cet habit le répugnait après toute cette aventure. Aussi, il reconnut l’étranger. Ses yeux étaient trop familiers pour ne pas les reconnaître. Il l’avait vu avant que Cyrrudro arrive avec sa cavalerie dans les bois. Et c’était aussi lui qui lui avait tendu la main durant cette course infernale pour ensuite le faire monter sur son loup. Le jeune homme était plus que reconnaissant envers cet homme de l’avoir sauver des griffes du capitaine de la cavalerie cadérienne. Et dire qu’au début il le prenait pour un guide dans ce monde. C’était un homme en qui il avait une confiance totale. Mais ses dernière paroles le faisaient encore frissonné dans le dos : « Si tu parts avec eux, saches que je te retrouverais et que mes hommes se feront un plaisir de te dévorer!» Francis ne savait pas ce que cela signifiait, mais il était loin de vouloir le savoir. Il regardait l’homme. Il ne savait pas comment lui exprimer sa gratitude pour le geste qu’il avait posé. Lui et son loup avaient dû courir pendant un très long moment pour arriver jusqu’ici. Mais au fait, où était-il cet animal? Francis le chercha du regard. Puisqu’il n’y avait pas de lumière dans les environs, il finit par le distinguer dans le noir, plus loin. Ce qui semblait être un loup était couché, les yeux ouverts, guettant l’obscurité. Yudam et Mérö était complètement à l’opposer, en dessous du gros arbre en fleur, mangeant de l’herbe qui s’offrait à eux. Cet endroit était apaisant et calme. L’arbre rajoutait un côté exotique à l’étang. Ces pétales de couleurs pâles flottaient comme des plumes sur l’eau. Une grosse racine venait s’abreuver dans le liquide transparent. De gros nénuphars en fleurs arpentaient les rebords de l’Étang des Secrets. Parfois en dessous de l’eau, on pouvait distinguer un poisson passer et des grenouilles nager. Le chant que ces petits batraciens offraient était une mélodie sauvage et délicate en même temps. Même si d’un côté on conversait et que de l’autre, on écoutait cette même conversation, tout le monde se demandait qu’est-ce qui allait arriver par la suite. Ils étaient tous arrivés là où il le fallait, mais rien ne se passait. Olet était le seul qui savait qu’il fallait attendre patiemment. Son maître devait être très occupé. Ce n’était pas son genre de manquer un rendez-vous, surtout un rendez-vous comme celui-là . C’est quand Isabelle, Francis et Frederik décidèrent de se lever pour se dégourdir les jambes que quelque chose de spécial se passa. Premièrement les grenouilles arrêtèrent de chanter pour laisser place au silence le plus total. L’eau de l’Étang des Secrets commença à produire des bulles qui faisaient, à leur tour, une vapeur qui cheminait vers le noir du ciel. Bientôt, plusieurs minces colonnes d’émanations humides prenaient forme. Une lumière indistincte apparut dans le fond de l’eau, comme si on avait installé un projecteur dans le sol même. Le liquide transparent continuait de faire des bulles de plus en plus grosses. Sur le côté de l’étang, on sentait la chaleur prendre place dans les environs. Cela devenait très inconfortable. Tout le monde se leva pour s’éloigner quelque peu. C’était vraiment un étrange phénomène. Olet lui-même ne savait pas ce qui se passait. Pourtant, le loup et les deux chevaux, qui possédaient un instinct hautement meilleur que celui des hommes, ne semblaient pas effrayés pour le moins du monde. Ils restaient là , comme si de rien n’était. Bientôt, ils pouvaient tous voir quelque chose sortirent à travers la vapeur. Illuminé par en dessous, quelque chose ressemblant à un cocon s’élevait dans les airs, dégoûtant d’eau. Si on regardait bien, on pouvait voir que les parois du cocon étaient constituées de plumes grises, presque sales. Le cocon continua de s’élever jusqu'à être à deux mètres de la surface de l’eau. Tout le monde se demandait à mi-voix ce que cela pouvait bien être. Olet répondit avec émerveillement : « C’est mon maître. » Le cocon commença à s’ouvrir tranquillement. L’ascension de vapeur arrêta, mais la lumière ne diminua pas. Et en seul coup sec, la coquille de plumes s’ouvrit en entier, les deux côté tenu par quelque chose qui se trouvait au milieu. Encore éclairé par la lumière venant de l’eau, un ange se trouvait devant eux. Ses grandes ailes grises touchaient d’un bout à l’autre de l’étang. Il était très impressionnant. Sans prévenir, il se secoua les ailes en créant une petite pluie qui arrosa le sol en vagues. En avançant dans les airs sans même utiliser ses immenses membres plumeux, il vint se mettre debout, à l’autre extrémité de l’étang, sur la plus grosse racine de l’arbre, entre les deux groupes. - Venez vous asseoir, dit-il d’une voix calme et posée. Tout le monde hésitait, mais quand Olet s’exécuta comme un soldat devant son général, tous firent de même. Tout le monde fût subjugué. L’homme ou la chose qui se trouvait devant eux semblait remplit d’une énergie illimité, une grandeur sans égale et d’une sagesse profonde. Il avait des yeux d’un bleu électrisant. Avec ses cheveux châtains, il avait l’apparence de quelqu’un qui avait dix-neuf ou vingt ans. Tout le monde le regardait avec attention. Le groupe était sans voix. Même s’ils ne l’avaient jamais vu auparavant, ils le reconnurent au premier coup d’œil. C’était le créateur. Celui qui vivait depuis le début de toutes choses, celui qui savait tout et celui qui dirigeait tout. Son nom avait été loué et scandé tellement de fois qu’il passait pour un dieu. C’était l’ange, celui qui se nommait Tracyyk. Celui-ci s’assura que tout le monde était tout ouï avant de commencer. - Premièrement je tiens à m’excuser de mon retard. J’avais quelque chose de très important à régler. Mais maintenant que cela est fait, je vais vous consacrer cette nuit. Puisque je vous ais choisi parmi des milliards, durant tout ce temps, chacun de vous, peu importe la circonstance, peu importe la manière, pourra me poser des questions et je vous promets d’y répondre correctement avec la plus grande honnêteté. Mais je vous avertis tout de même que certaine chose ne devront pas être dites ce soir. Je veillerais à ce que cela soit respecté. Tous l’écoutaient. Chacun buvait ses paroles avec la plus grande attention. - Avant toutes choses je vais me présenter. Contrairement à ce que vous pensez tous, mon nom n’est pas Tracyyk. Je me nomme Hendos Rafihsdom. Je suis ce que vous pouvez appeler un ange. Je possède certains pouvoirs dont vous ignorez même l’existence. Durant toutes les années de mon existence, j’ai acquis assez de connaissance pour pouvoir répondre convenablement à toutes vos questions de ce soir. Personne n’osait prononcer un seul mot. - Vous êtes ici ce soir à l’Étang des Secrets, dit Hendos laissant ses bras grands ouverts. L’arbre en fleur qui est ici ce nomme, comme certain l’ont déjà deviné, Lhuniop. C’est le premier arbre que ce monde a connu. Et d’après moi, ce sera le dernier. Sachez que c’est un très grand privilège que de se retrouver ici, en ces lieux magiques. Peu de mortels ont pu seulement entendre parler de cette place. Mais si c’est un privilège, cela veut dire que vous êtes privilégiés. Et si vous êtes privilégiés, cela veut dire que vous êtes spécial et vous êtes donc unique et important en ce monde plus que vous ne le pensez. Et c’est pourquoi, comme je vous l’ais dit plus tôt, que je vous réserve cette nuit car elle sera en elle-même une révélation pour vous tous. Maintenant posez les questions qui vous hantent l’esprit. Personne ne parla. C’était un silence remplit d’admiration et de peur. - Personne? demanda-t-il en les regardant un après l’autre. Il faut vous sentir à l’aise. Je ne mords pas… Frederik se risqua : - Moi j’en ais une, dit-il sans trop parler fort. - Je t’écoute. - Vous allez peut-être trouver cela idiot, mais quel est ce monde? - C’est loin d’être une question idiote Frederik. Même qu’il s’agit là d’une question pertinente pour toi, Isabelle et Francis. Vous ne venez pas d’ici et il est normal que vous soyez quelque peu dérangé par tout ce que vous avez vu ou subit depuis le début de votre séjours ici. Frederik était satisfait de voir qu’Hendos lui parlait ainsi. - Vous êtes sur la terre nommé Maluva. J’ai créé ce monde après qu’un autre ait vécu une catastrophe épouvantable. Au début il n’y avait que des plantes, de la terre et de l’eau. Mais peu à peu, j’ai fait venir de nouveaux visages. Des êtres mortels doués d’intelligence. Chaque race arriva avec leurs propres espèces animales, ils vinrent aussi avec leur identité, leur passion, leur savoir faire. De ce fait, bientôt, une nouvelle terre était créée. - Et qu’elles sont ces races? demanda Francis. - Il y a les Rewuns, les Silfers, les Albalatrïjs, les Dlurnats, les Draals, les Humains, les Plomiouds et bien d’autres encore. Je ne vous ais énuméré que les races qui ont le plus percé dans ce monde. Isabelle réfléchit à la discussion qu’elle avait eue avec Luzial quand elles étaient prises dans les racines. Elle allait enfin savoir la vérité. - Est-ce que « Silfers » veut dire « Elfes » pour nous? Hendos eut un petit sourire. - Oui. Pour vous, les Silfers sont des Elfes, les Dlurnats des Nains, les Draals sont des Centaures et ainsi de suite. Quant aux autres races, dans votre monde, peu importe les légendes, les mythes ou les histoires, vous n’en avez jamais parlé ou entendu parlé. Pour vous, elles seront nouvelles. Aidil voulait, à son tour, poser une question. - De quel monde viennent-ils eux ? demanda-t-il de son ton habituellement impertinent. Hendos se retourna. Il n’avait pas l’air courroucé ou en colère par cet affront. - Ces trois là sont des Bresiüs. Ce mot veut dire : voyageurs. Ils viennent d’un monde appelé Terre. Là bas, ils étaient tous d’origine différente. Francis vient de l’Est d’un pays nommé Canada. Plus précisément, c’est un québécois. Isabelle elle vient d’un autre pays appelé France. C’est une française. Et pour finir, Frederik vient d’un pays appelé Angleterre. C’est un anglais. Aidil regardait bien Isabelle. Elle lui plaisait bien. Il ne savait pas où était la France, mais il trouvait ce mystère très charmants. - Je ne comprends pas, dit Francis. Si Isabelle et Frederik viennent d’un autre pays, alors pourquoi nous sommes-nous déjà vue avant ? Et pourquoi nous comprenons-nous ? Je veux dire, lui il parle parfaitement Français et elle n’a pas d’accent. C’est insensé. - Que veux-tu dire par je n’ais pas d’accent ? rétorqua Isabelle. C’est peut-être toi qui n’as pas d’accent. - Ah non ! s’exclama Francis. Pas du tout. C’est VOUS qui avez un accent. Le jeune garçon était convaincu de ce qu’il avançait. - Et pourquoi devons-nous avoir un accent ? demanda Isabelle qui avait bien hâte d’être informée de la réponse. - Parce que tout le monde le dit, voilà pourquoi. - Vous parlez tous la même langue, intervint Hendos, parce que c’est moi qui en aie décidé ainsi. Si cela avait été le contraire, trop de complications nous auraient barré la route. Et entant que Bresiüs, vous avez voyagé en même temps. Alors vous vous êtes vus, sans jamais vous êtres rencontré. Francis et Isabelle se lançaient des éclairs par les yeux. Frederik, lui, était mélangé par leur histoire d’accent. - Excusez-moi, demanda Delosia, mais il serait peut-être bon que nous sachions le nom de tout le monde. Je crois que ce serait mieux pour nous tous. -En effet, dit l’ange. Vous connaissez déjà les trois Bresiüs ; Isabelle, Frederik et Francis. Maintenant je vais vous présenter leurs compagnons de voyage qui sont respectivement Luzial, Delorik et Karwun. De l’autre côté, ici, nous avons Aidil qui est accompagné de Vinaro, Enni qui est avec Olet et Delosia qui est accompagné par Lizandre. Et… Hendos leva la tête en l’air. Il regarda le ciel étoilé pendant quelques instants et se retourna vers la petite foule qui l’écoutait. - Je crois qu’il est temps que je passe tout de suite aux explications les plus sérieuses. Mais bien sûr, vos questions pourront continuer à affluer. Tout le monde se rapprocha de l’étang et du même coup, d’Hendos. Ils étaient tout ouïs. Ils ne voulaient rien manquer. - Premièrement je tiens à dire que, contrairement à certaines croyances bien encrées dans l’esprit des mortels, je n’ais pas créé ce monde à moi tout seul. J’ais été aidé par un ancien ami. Cet autre ange se nommait Werius Iöfèrjhos. C’était mon meilleur ami. (Hendos se retourna vers les trois Bresiüs). Il a vu le jour pour la première fois pendant que les Romains étendaient leur influence dans toutes l’Europe et aussi au Nord de l’Afrique. Il était comme un frère pour moi. Lorsque que je lui ais parlé de mon plan de créer ce monde, il était resté réticent au début mais a fini par s’unir à moi. Ensemble, ce projet alla beaucoup plus vite que je ne l’aurais espéré. Pendant que je créais les forêts, que je modelais la terre et que je remplissais les océans, lui s’organisait pour rapporter plusieurs échantillons de chaque race. Ensemble nous avons vu des royaumes se construirent et tomber en grava. Nous avons remarqué l’apparition de certaines races animales qui étaient nées ici et la disparition de certaines autres. Les peuples étaient venus avec leur savoir faire, leur culture et aussi leurs problèmes. Des guerres éclatèrent alors que des traités de paix se signaient. Le sang coulait alors que des bébés naissaient. Le monde se dirigeait lui-même sans notre aide. Nous faisions que le regarder vivre. Parfois même, nous nous glissâmes dans quelques cités mortels pour voir le monde d’un autre point de vu. Nous apprenions chaque jour de nouvelles choses. Nous avons constaté les qualités et les défauts des races. Les Silfers étaient des maîtres dans les cultures et les arts. Leurs musiques étaient douces et somptueuses. Mais ils n’en faisaient qu’à leur tête et demandait rarement conseil aux autres races pour de grands projets. Les Humains, eux, étaient de grands cultivateurs et d’excellents navigateurs. Ils apportèrent avec eux de nouvelles technologies dont certaines disparurent au profit des magies. Par contre, leur ambition leur coûta très cher. Les Dlurnats, quant à eux, étaient des architectes, des chasseurs et des explorateurs hors pair. Mais leur goût pour la bataille leur coûta leur réputation auprès de toutes les autres races. Et il y a encore beaucoup de défauts et de qualités que je pourrais vous mentionner, mais cela risquerait de me prendre la nuit entière. Hendos avait un visage mélancolique. Ses yeux cherchaient un point d’encrage sur le sol. Il ne parla plus pendant quelques secondes. Il semblait perdu. - Cela doit être fabuleux de voir sa création fonctionner aussi bien, commenta Enni. - Tu ne sais pas si bien dire Enni, dit tristement Hendos. Mais il y a une chose dans tout cela qui vint perturber tous mes plans. Quelque chose dont je n’avais pas soupçonné l’influence. - Et qu’était-ce ? demanda le groupe. - La religion. - Vous voulez parler des guerres et des conflits religieux ? demandèrent les Bresiüs. - Oh non ! Contrairement à ce qui se passe dans votre monde, la religion ne me causa pas ces mêmes problèmes. En fait, c’était qu’est-ce que répandait la religion qui me créa un réel obstacle. Même si les mortels ne m’avaient jamais vu sous ma vraie forme, ils savaient que j’existais. Et ils savaient que j’avais créé ce monde. Alors ils commencèrent à me vénérer. Ils érigèrent des monuments, des temples et des statues en mon nom. Des campagnes militaires se faisaient pour ce qui était soi-disant « ma volonté ». Ces guerres ravagèrent la terre et la nature. Des millions et des millions d’innocents moururent. Des villes entières se firent détruire. Mais je ne pouvais pas intervenir. C’est interdit de le faire… Bref, pendant que je voulais que tout cela cesse, Werius devenait, graduellement, de plus en plus jaloux de tout cela. Il m’enviait et m’en voulait. Il réclamait fortement sa part du gâteau. Contrairement à moi, il admirait tout cela. Il voulait bien que ces armées combattent pour lui, il voulait ces temples, ces statues et ces monuments. Chaque jour il m’en voulait. Une démence était née dans son regard. Il devenait fou. Je vit son cœur noircir et sa peau brûlé au vif. Je vit son âme se désintégré par la haine et la méchanceté. Ses yeux devenaient rouges comme le sang. Il devenait un ange déchu. C’était terrible. Le visage d’Hendos était étrangement dépourvu d’émotion pendant qu’il racontait cette dégénérescence. - Un soir même, il essaya de m’assassiner. Par chance, son orgueil grandissant, il m’avait sous-estimé. De peur que je réplique, il prit le large sur l’océan et rendu à des centaines de kilomètres, il matérialisa sa haine. Cela donna un volcan qui sortait de l’eau. Werius créa une barrière invisible qui m’empêchait de l’atteindre. Durant des années, le volcan vomissait sa lave à profusion. Celle-ci allait durcir dans l’eau tout autour pour agrandir l’île d’une terre noir mais fertile, tel un cancer qui vous ronge le corps. Depuis ce temps, une forêt maléfique y a poussé. Et, depuis nos rivages, chaque jour, des mortels partent pour une raison que j’ignore vers cette Île des Ténèbres. Et ils n’en reviennent jamais. Comme je le dis, pour les âmes damnées, c’est un allé simple pour l’enfer. Personne ne parla pendant un temps imprécis. C’était incroyable de voir à quel point la trahison pouvait aller loin. Werius, l’ange déchu, avait essayé de tuer son associé et son ami du même coup. Et le problème ne s’arrêta pas là . Cette histoire démontrait à quel point les mortels pouvaient être idiots et naïfs. Leurs guerres qu’ils menaient pour la religion étaient complètement infondées. C’était absurde. Hendos continua : - Je lis dans vos yeux une question importante. Pourquoi vous ? Et bien la raison peut être simple comme elle peut être compliquée. Premièrement je ne peux pas intervenir dans rien pour une raison que je préfère laisser inconnue pour le moment. Deuxièmement, vous devez savoir qu’il y a, entre vous, des liens psychiques très puissants. Ces liens fonctionnent ainsi : un lien unit deux personnes du sexe opposé et de la même race. Il faut aussi que ces deux personnes ne soient pas du même monde. - Mais pourquoi donc ? questionna Frederik. - C’est parce que cela causerait de gros problèmes au cosmos. Je ne sais pas lesquels car je ne les ais jamais vu, mais tout de même, je ne veux pas courir le risque. Ces liens naissent en même temps que leurs possesseurs. Aussi, on peut en conclure que les deux possesseurs naissent en même temps et on le même âge en ce moment. Cet à l’adolescence qu’ils sont les plus fort. C’est pour cela qu’à cet âge, vous ressentez un besoin étrange de liberté. (Il s’adressa aux Bresiüs). La seule différence est qu’ici, le temps d’une vie est doublé. Quelqu’un qui a neuf ans a en fait dix-huit ans et quelqu’un qui a neuf ans et demi a en réalité dix-neuf ans. Par exemple, ici, nous avons Francis qui a seize ans qui est relié à Enni qui a huit ans. Isabelle a dix--sept ans et elle est unie à Aidil qui a huit ans et demi lui aussi. (Aidil eu un large sourire. Il était content d’apprendre qu’il était lié à elle). Et pour finir, Frederik a seize ans et il est lié à Delosia qui est âgée de huit ans. Vous ne pouvez pas voir ces liens. Ils restent immatériels à vos yeux. - D’accord. C’est bien beau tout ça, mais que font ces liens au juste ? demanda Delosia. - Et bien, ils ne font rien de particulier. Parfois certains phénomènes s’expliquent par leur intermédiaire. Si les deux personnes liées se retrouvent très éloignées, elles peuvent être extrêmement faible. Mais en revanche, si elles sont unies, elles seront dotées d’une grande force. Aidil aimait ce qu’il venait d’entendre. Alors je vais rester près d’elle je crois, pensa Aidil. Pourtant, ce que le jeune pirate ne savait pas était qu’Hendos pouvait entendre, malgré lui, les pensées reliées aux émotions fortes. Et celle-là , il l’entendit clairement, mais il ne s’en occupait guère pour le moment. - Deuxièmement, continua Hendos, c’est parce que vous êtes les tis iasemboll*. En d’autres mots, vous êtes les six héros. Vous êtes ceux qui sont destinés à sauver ce monde des griffes du mal. Quant à Luzial, Delorik, Karwun, Olet, Vinaro et Lizandre, ils sont les Yhëroil. Ils sont vos guides. Ils vous apprendront tout ce qu’ils savent. Ils vous introduiront dans ce monde le mieux possible et vous aideront dans votre mission en tant que protecteurs. Soudainement Vinaro, le pirate, se leva et protesta contre tout ce qu’Hendos venait de dire : - Et qu’est-ce qui vous fait dire que nous voulons les guider ? Olet se leva à son tour, aussi vite que l’éclair. - Si vous ne savez pas parler correctement aux êtres plus puissants que vous, il serait mieux vu que vous gardiez le silence. Le Requin sourit de ses dents jaunes. - D’accord, dit-il. Alors il serait préférable que je m’exprime d’une autre manière. D’une vitesse incroyable, il sortit sa rapière de son fourreau et l’agita au nez de son adversaire. Aidil hésita et se leva pour ensuite suivre son maître au geste près. Olet ne resta pas de marbre. Il dégaina de nulle part une longue épée aux allures raffinées. Hendos ne réagit pas tout de suite. Il restait debout, à l’extrémité de l’étang. Bientôt, les trois hommes se regardaient dans les yeux. Chacun attendait que l’adversaire donne le premier coup. L’atmosphère était extrêmement tendue. Pendant que les trois filles et les trois femmes crièrent d’arrêter, Francis, Frederik, Delorik et Karwun restaient plantés là , en ce demandant comment Olet espérait vaincre deux hommes à la lame facile. C’était une situation qui semblait plaire à Vinaro. Il aimait bien les combats, surtout quand il sentait qu’il avait l’avantage. Quant à Aidil, il était déchiré en deux. Isabelle, comme toutes les autres filles, lui criait d’arrêter et de poser son arme, mais du même coup, il ne pouvait pas rester là sans rien faire pendant que son capitaine risquait de se faire tuer. Il voulait écouter la fille pour qui il avait eu le coup de foudre et aussi être aux côtés de son chef pour qui il avait le plus grand respect et la plus grande admiration. Finalement, Hendos se leva et réagit. Aussi impressionnant qu’une tempête, il déploya ses grandes ailes en faisant le bruit du tonnerre. Tout le monde resta paralysé sur place. On pouvait seulement entendre le vent souffler à présent. - Je vous croyais plus mature que cela, dit-il d’une voix étonnamment puissante Si je vous ais convoqué ici ce n’était pas pour vous voir vous entretuez comme de pauvres idiots. Cette mission que je m’apprête à vous confiez est de la plus haute importance. Si vous croyez ne pas être à la hauteur, dites-le moi et je m’arrangerais pour trouver d’autres personnes qui vous remplaceront. Vinaro, Aidil et Olet rangèrent leur arme. Le groupe restait impressionné par la force d’autorité de l’ange. Après que les trois combattants se soient rassis, non sans certaines émotions négatives, Hendos referma doucement ses ailes et continua en ayant reprit la même voix qu’avant l’incident : - Vinaro, tu n’as pas le choix d’accepter. À l’heure où nous nous parlons, ton Zifos prend le large vers l’Île de Werius. L’équipage a été appelé. Le teint du Requin devint livide. La bouche grande ouverte et les yeux écarquillés, il restait figé sur place. Si tout à l’heure il semblait avoir la maîtrise de la situation avec son arme à la main, là , il était complètement désarmé. Aidil semblait mal à l’aise lui aussi. - Un vent maléfique a commencé à souffler il y a un jour, continuait Hendos. Le seul moyen de ravoir ton bateau est de faire parti de la mission. Quant à l’équipage, je ne peux rien garantir. Ils sont peut-être déjà sous son emprise. Vinaro était sous le choque. Il ne pouvait pas y croire. Le bateau dans lequel presque toute sa vie s’était déroulée avait disparu dans les ténèbres du monde. Aidil secoua doucement son capitaine. Celui-ci semblait sortir d’un cauchemar. Il fit Oui de la tête pour signaler qu’il acceptait. - Bien… Maintenant, laissez-moi vous expliquer votre mission. Werius n’est pas idiot. Il n’est pas non plus du genre à rester là sans rien faire. Il prépare sans arrêt des plans pour me nuire ou pour nuire au monde. Mais tous ces plans ont, en outre, le même but. Et ce but est de s’emparer de l’Accluvion. Hendos mit en avant sa main droite et l’ouvrit. Dans sa paume se trouvait une petite chose très particulière qui flottait. Cela ressemblait en fait à une petite goutte d’eau qui allait vers des teintes d’argents. Et, en son centre, se trouvait un symbole qu’Enni et Delosia reconnurent aussitôt. Il s’agissait du symbole qui se trouvait sur la cape d’Olet, sur celles des cavaliers qui étaient arrivés un beau matin chez Delosia et aussi, celui qui se retrouvait sur le vitrail de la chapelle. Aussi petite qu’était cette chose, elle était très impressionnante. Elle semblait regorger d’un pouvoir immense. - Ceci, dit Hendos d’une voix forte, est l’Accluvion. Ce qui semble être une petite goutte d’eau inoffensive est en fait l’objet qui représente toutes les limites de ce monde. Chaque monde possède un Accluvion qui lui ait propre. Les limites sont autant spirituelles que physiques, autant magiques qu’insignifiantes. Werius veut s’en emparer pour s’en servir en tant que menace. Si l’Accluvion venait à tomber entre ses mains, il pourrait me faire une forte pression afin de lui laisser la place de créateur. Et cela veut dire que le monde sera s’en dessus dessous. Et si je refusais de lui céder la place alors que cet objet lui appartiendrait, il serait assez fou pour le détruire. En d’autres termes, les limites seront détruites et tout pourrait arriver. Ce sera l’équivalent d’un Apocalypse. - Que voulez-vous dire par là ? s’inquiéta Karwun. - Quand je dis « tout » c’est « tout ». - Alors il vous suffit de le cacher, dit Aidil comme si de rien n’était. - Il l’est aussi. Ceci n’est qu’une image. (Hendos referma son poing). Les Accluvions sont la base de toutes choses. Un Accluvion doit être créé avant que le monde arrive. Je ne prendrais jamais le risque de laisser cela à découvert, à la portée de tous. Delosia, les cavaliers que tu as vu chez toi son des gardiens de l’Accluvion. Olet en est un aussi. C’est aussi un gardien de l’Accluvion qui a engagé Vinaro pour aller chercher Aidil. - Mais si, comme vous le dites, l’Accluvion est en sûreté, alors nous n’avons rien à faire ? demanda Luzial. - Loin de là ma chère dame. En ce moment même, le plus grand plan de Werius est en marche. Pour mieux comprendre, il faudrait que Delosia nous raconte ses deux derniers rêves. La jeune fille était sidérée. Tout le monde la regardait en attendant qu’elle commence. Comment Hendos pouvait-il savoir qu’elle avait fait ces rêves épouvantables. Elle se rappela alors ce qu’il avait dit au début : « Je possède certains pouvoirs donc vous ignorez même l’existence. » Cela devait être un des ces fameux pouvoirs. Alors elle se racla la gorge et raconta tout dans les moindres détails. Cela ne lui plaisait pas de faire un tel retour en arrière. Revoir ces images était terrible. Mais malgré tout elle s’efforça de rester calme. Quand l’histoire fût racontée, Hendos reprit la parole immédiatement. - Premièrement je tient à dire que nous avons un net avantage sur l’ennemi si Delosia reçoit encore ces rêves révélateur. Mais cela peut devenir un inconvénient lorsqu’elle s’approche beaucoup trop d’un être. Deuxièmement, on pourrait croire que, Werius, tel qu’il le dit dans ce rêve, est au courant seulement de la présence des Bresiüs. Cet âme errante qu’il a envoyé viendra en chercher un. Mais tant qu’ils sont en sécurité avec nous, ils ne courent aucun danger. Et bien tout cela est infondé. Les Bresiüs ne sont pas trois mais bien quatre. Il y a Francis, Isabelle et Frederik et aussi, un dénommé Twister. (Frederik ouvra grand les yeux). Je crois que la « misérable créature » dont parlait l’ennemi n’est autre que ce chien. Je ne connais pas la position de cette âme, mais je suis sûr que… - Nous l’avons vu, nous, dit précipitamment Aidil. - Où était-elle ? demanda Hendos qui semblait pris par surprise. - Elle était dans cette plaine. Il y a de cela trois jours. Nous l’avons vu la nuit. Elle nous avait attaqué, mais elle s’était ensuite sauvée quand je lui ais brandit à la figure un morceau de bois en feu. Elle avait presque tué Vinaro. Il entendit en arrière de lui le Requin dire à mi-voix très sarcastiquement « Pff, c’est cela oui ! » Mais il ne s’en occupa pas. Il espérait bien impressionner Isabelle avec ce faux acte héroïque, mais la jeune fille, restait sans émotion. Il décida alors d’abandonner ce coup-ci, mais de revenir à la charge plus tard. Il se retourna vers Hendos qui le regardait avec des yeux qui voulaient dire exactement la même chose que Vinaro : « C’est cela oui ! » Aidil se rappela soudainement qu’Hendos, comme il l’avait démontré tout à l’heure avec le rêve de Delosia, était capable de lire dans les pensées. Le jeune pirate décida alors de garder le silence autant avec la parole qu’avec sa tête. Hendos qui était peu préoccupé par ce qu’il avait vu dans la tête du jeune amoureux continua : - Alors si nous nous fions aux dires d’Aidil, l’âme est déjà en train de chercher dans la région, c’est à dire : non loin d’où Frederik et son chien sont arrivés. Frederik était déconcerté. - Mais pourquoi veut-il trouver mon chien ? - Parce qu’une âme, peu importe qui elle est, ne peut pas interagir avec le monde matériel. Elle à besoin d’un ôte faible. Dans ce cas-ci, Twister. - Twister est loin d’être faible comme vous le dites, rétorqua Frederik avec un soupçon apparent de colère. - Je suis désolé, mais c’est vrai que comparé aux êtres humanoïdes comme les Humains ou les Dlurnats et bien d’autres encore, les animaux, pour la plupart son faible au niveau psychique. Le jeune anglais ne répondit pas. - À l’heure qu’il est, l’âme doit déjà avoir trouvé Twister et s’être approprié son corps. Et elle se dirige maintenant vers les Cavernes du Temps. Tout le monde voulut poser la même question, mais l’ange fût plus rapide à donner la réponse. - Les Cavernes du Temps sont les fondements de ce monde. Ce sont des chemins sinueux comme des labyrinthes qui sillonnent et qui forment les sous-sols de Maluva. Ils ont été les premières constructions de cette terre. Plusieurs peuples, en particulier les Dlurnats, ont essayé de peuplé ces cavernes, mais sans grand succès. - Qu’est-il arrivé ? demanda le groupe. - Ceux qui y sont allé n’en sont jamais revenus. Tout comme les grands explorateurs d’ailleurs. Certaines choses que Werius et moi avions emprisonnées dorment encore en ces lieux. Les Cavernes du Temps regorgent de tout ce qui est mauvais en ce monde. Même Werius n’ose pas s’y aventurer. Cet un endroit condamné à jamais. C’est pour cela que l’ennemi y envoi cette âme. Elle y va pour réveiller quelque chose d’ancien qui pourra l’aider. Ce qui me dérange c’est que je ne sais pas quel est cet être. Le groupe était abattu. Comment pouvaient-ils espérer trouver un chien errant dans des galeries souterraines qui parcouraient le monde entier ? - Mais en revanche, enchaîna Hendos d’une voix convaincante, je sais où vous pourriez trouver quelqu’un qui vous le dira. Le moral du groupe remonta en flèche. Ils firent tous attention de ne pas faire de bruits qui étaient susceptibles d’interrompre l’ange. - Certaines créatures sous les ordres de notre ennemi vivent sur le continent et non sur l’île. Pour les diriger comme il se doit, Werius a besoin de personnes dignes de confiance qui feront ses quatre volontés. Et par une source sûre, j’ai appris l’existence d’une de ces personnes. Il s’agit en fait d’un vampire. (Un frisson parcourut la petite foule). Je ne sais pas où il se trouve, mais je sais que cet homme puissant, et je parle là au niveau politique, a été choisi pour faire l’ouverture des Grand Jeux Maluviens. - Mais si je suis bien renseigné, c’est le comte Altrafoless qui a été choisi pour ouvrir ces jeux, non ? interrogea Olet. - Altrafoless est un vampire, Olet, répondit Hendos. Et cela depuis environ peu de temps. Il a été contaminé par un autre vampire qui est depuis longtemps mort. Votre but est de le trouver aux Grands Jeux Maluviens, de le suivre discrètement jusqu’à sa demeure, de le questionner sur divers renseignements concernant Werius et ensuite de le tuer. - Pourquoi faut-il nécessairement le tuer ? demanda Luzial. - Tout simplement qu’il reste un ennemi à nous tous et qu’il faut s’en débarrasser. Les ordres étaient clairs. - Alors cela veut dire que nous nous rendons aux Grands Jeux Maluviens à Ecalo? demanda frénétiquement Delosia et Enni. - Exactement, répondit Hendos avec un sourire attendu. Rendu à la Place des Jeux d’Ecalo, identifiez-vous aux gardes de l’entrée et vous serez bien servi, je vous l’assure. Tout le monde, mis à part les trois Bresiüs, était dans une joie indescriptible malgré tous les événements qui avaient été raconté ce soir. - Maintenant je suis désolé, mais je n’ais plus de temps à vous consacrer. De toutes façon je vois que vous n’avez plus de question. (Le groupe devait bien l’admettre, Hendos était excellent pour ce qui était de lire dans les pensées). Je dois me rendre ailleurs car d’urgentes affaires m’attendent. - Où vous rendez-vous maître ? demanda précipitamment Olet. - Je dois aller à Arkeshoc. Il y a quelque chose qui se trame là bas et je dois m’assurer de la fidélité de certain sujet. - Pardonnez-moi d’être aussi indiscrète, mais Olet m’avait dit qu’une musique jouait la nuit ici alors… - Regardez autour de vous, ordonna doucement Hendos. Tout le monde s’exécuta. C’était tout simplement fabuleux. Au début il ne s’agissait-là que d’une grande plaine, mais maintenant, une forêt entière les entourait. Ils étaient rendus dans une clairière de taille moyenne. C’était comme si la forêt était tout bonnement apparue durant leur conversation. C’était tout ce qu’il y avait de plus magique. Mais ce qui était le plus merveilleux, c’était qu’une musique douce et paisible venait de la lisière, comme si les arbres chantaient d’une même voix. Par la suite, Hendos fit apparaître une grande table qui entourait l’étang dont certaines parties passaient par-dessus l’eau. Elle était d’un bois d’acajou qui donnait une couleur rougeâtre. Elle était finement faite. Sur le rebord, de minuscules détails représentaient des animaux et de grands dragons, tous taillés sur le long. Finalement, sur la table, apparut de la nourriture à profusion. C’était un réel buffet. Il y avait du gibier, environ vingt sortes de sauces, plusieurs espèces de poissons (Aidil les connaissait tous), des fruits aux couleurs invitantes, des légumes aux goût intéressants, des sorbets de toutes les couleurs qu’on pouvait imaginer, des salades, du cerf d’Apas (Francis était fier de dire qu’il en avait déjà mangé, ce qui n’était pas le cas de toute le monde). Il y avait aussi des gâteaux à plusieurs saveurs, des sucreries au goût exquis et des boissons pétillantes et sucrées mélangées avec de petits fruits délicats qui éclatait dans la bouche laissant sortir un goût qui vous donnait des frissons partout. Et tout cela se retrouvait dans une vaissellerie d’or et d’argent douée d’une orfèvrerie remarquablement bien agencée. - Ce soir, dit Hendos, vous mangerez à ma table. Même si je ne serais pas là , je ne veux pas que vous parliez de votre mission ou de tous les autres problèmes. Avec cette musique, mangez et buvez à volonté comme s’il n’y avait pas de lendemain. Ici, rien ne peut venir vous déranger ou vous atteindre. - J’ais une dernière question, dit Isabelle. Allons-nous vous revoir bientôt ? - Bien sûr que oui… Sur ce, je vous souhaite bon appétit, déclara-t-il avant de déployer ses ailes. Son corps se souleva tranquillement dans les airs. Rendu à une certaine hauteur, il commença à battre des ailes. Il disparut par la suite dans le ciel étoilé. Cet ainsi que cette nuit spéciale prenait fin. Tout le monde mangea à sa fin en parlant et en riant. Comme Hendos l’avait ordonné, personne ne parla de la mission et de Werius. Ce banquet n’était pas sans rappeler à Francis, à Isabelle et à Frederik la fin de chaque histoire d’Astérix et d’Obélix dans leur petit village d’irréductible gaulois, lorsqu’ils mangeaient à pleine bouche leurs sangliers. Par la suite, le groupe s’endormit soit à table, soit à terre, sur le gazon moelleux. Ils rêvaient tous à de belles choses, surtout pour ce qui était de Delosia qui n’eut pas de rêves révélateurs. |
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wa alors ce chapitre Ă©tait super!^^ Sa Ă©clair beaucoup de choses !! vivement la suite sur msn!!!
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super histoire
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